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 Sujet du message: Noo-Dividualisme Cybernetique: Avatars, Golems et Egregores
UNREAD_POSTPosté: Jeu Nov 12, 2009 12:40 pm 
NooFondateur
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Inscription: Mar Jan 09, 2007 3:21 am
Messages: 1159
NooDividuation Cybernetique: Avatars, Golems et Egregores

Yann Minh, artiste multimedia, et noonaute. http://www.yannminh.org/french/TxtNoonautes010.html

Ma proposition n'a pas valeur d'universalité, c'est un témoignage basé sur mon expérience d'auteur de fiction et d'artiste multimedia depuis 30 ans et de 3 ans d'immersion dans le métaverse de Second Life. J'utilise pour ma proposition 3 outils cognitifs : La part philosophique de la cybernétique http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybernetique , le concept de noosphère par Teilhard De Chardin http://fr.wikipedia.org/wiki/Noosphere , et le concept de Mémétique par Richard Dawkins. http://fr.wikipedia.org/wiki/Memetique

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Dans ce futur concentrationnaire où les 9 milliards de terriens fuyant les catastrophes écologiques et regroupés dans les mégalopoles, s'évaderont quotidiennement dans les mondes persistants du cyberespace, nos avatars auront-ils une existence légale? Verrons nous un jour la police "dividuelle" sonner à notre porte car en ne nous connectant pas sur les réseaux de mondes persistants, nous seront en train de spolier nos différentes "dividualités" (10) de leurs parts d'existence ?

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Les mondes persistants mettent en évidence que notre relation au réel a toujours été déterminée, polluée?, contaminée, par la noosphère ; et ces "mondes" viennent s'ajouter à ceux véhiculés par tous les outils informationnels que l'espèce humaine a inventé et utilise depuis ses origines. Les univers dits virtuels font parti de ce qu'on appelle la "réalité", et ne sont pas plus une alternative, ou un "autre" réel, que ce que produit la littérature, le cinéma, le théâtre, la danse, la musique, la peinture, l'architecture, la sculpture ... depuis toujours.

Certains grands mythes inscrits dans la noosphère depuis l'aube de l'humanité, peuvent être vus comme les signes de tropisme informationnels fondamentaux qui agissent à l'échelle de l'intelligence collective qu'est l'humanité. Des "memes" (20) puissants qui se propagent, se reproduisent et se complexifient en utilisant comme vecteurs à la fois nos système cognitifs individuels, mais aussi nos masse media, depuis les religions jusqu'à l'internet.

Ainsi, le mythe de l'arche de Noé ou du déluge qui est à l'origine sémantique du concept d'avatars (0) , et s'inscrivant dans la lignée noophyllogénétique des mythes apocalyptiques, peut-être interprété non pas comme la description d'un événement ayant réellement eu lieu, mais aussi et surtout comme l'expression d'une programmation cognitive collective : Paradoxalement en regard de notre capacité à détruire notre écosystème, nous sommes individuellement, et collectivement investis du rôle de sauver la vie. A la fois au niveau individuel, mais aussi au niveau planétaire. Un événement historique réel anecdotique prend une dimension collective emblématique lorsqu'il entre en résonance avec ce que j'appelle des nootropismes.

Un autre exemple de nooTropismes collectif, c'est le mythe des créatures artificielles.

Dans l'Iliade, il existe une description troublante de robots gynoïdes en or, assistant le dieu de la technologie Héphaïstos dans sa forge et ses déplacements.
"Des servantes s'empressaient pour soutenir le prince, toutes d'or, mais semblables à de jeunes vivantes; elles ont un esprit dans leur diaphragme; elles ont la voix, la force, et les immortels leur ont appris à agir." L'illiade. Chant XVIII.
Les Gynoïdes sont ce que j'appelle des "nooentités" puissantes, ce sont des "memes"qui se servent de nous pour exister et se propager.
Plus qu'un éventuel indice de l'existence dans notre lointain passé, d'une civilisation technologiquement supérieure à la notre comme l'Atlantide ou autre, pour moi ce texte est l'indice d'un tropisme puissant inscrit dans notre inconscient, l'expression de cette préprogrammation collective et individuelle qui nous conduit, inexorablement à inventer, fabriquer des créatures artificielles à notre image (ou non.) C'est un mythe multimillénaire, un "tropisme" culturel, ou déterminisme informationnel inscrit dans notre psyché collective et individuelle, commes beaucoup de mythes, et que nous nous efforçons de "réaliser".
Comme l'exprime le réalisateur Terry Gilliam qui se décrit dans mon documentaire ( http://www.yannminh.org/french/Ct-TerryGilliam.html ) comme une antenne captant des informations éparses dans un espace immatériel, les artistes, les auteurs sont des vecteurs importants de propagation de ces nootropismes fondamentaux, de ces memes structurels qui architecturent la noosphère.

Ainsi, la science-fiction, qui est un "nooflux" puissant utilisant à la fois la littérature mais aussi l'illustration, le cinéma, la télévision, les jeux video.. véhicule dans ses oeuvres un grand nombre de nootropismes collectifs fondamentaux. comme la quête des étoiles, les créatures artificielles, les mondes persistants, les avatars, les voyages temporels…

Nootropismes fondamentaux dont on trouve des traces dans nos plus anciens mythes.

Notre regard sur le concept d'Avatar divin, peut-être inversé. Ce mythe n'est pas l'expression de l'éventuelle existence de pouvoirs supranormaux propres à des divinités anciennes, s'étant manifestées auprès des humains il y a des temps immémoriaux, mais inversement, l'expression d'un tropisme informationnel puissant, inscrit dans notre cybersphère, ou noosphère, qui nous incite, à la fois collectivement et individuellement, à produire, inventer un système de "déportation" de la conscience dans un autre corps, réel ou virtuel, favorisant ainsi la genèse de différentes "dividualités".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Avatar_(hindouisme)
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La femme guerrière.
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Il existe des Noomodèles, ou Noomotifs noogénétiques, ou mémétiques.
C'est à dire des modèles informationnels qui vont favoriser la genèse d'archètypes. La femme guerrière par exemple est un noomodèle ou archétype fréquent. http://www.yannminh.org/french/TxtArguments100.html
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AVATARS ET NOODIVIDUATION
LES AVATARS Hybrides homme machine.
Des créatures artificielles à notre image faites de pixels, mais ayant une identité réelle.


Il y a dans les mondes persistants du cyberespace, un plaisir de metteur en scène qui consiste à créer un avatar crédible et exceptionnel qui va interagir avec les autres, et il m'est souvent arrivé de rester de longs moments avec pour seule compagnie mes différents avatars afin de savourer cette étrange altérité générée par leurs "dividualités" silencieuses.

En entretenant des relations sociales en temps réel avec d'autres humains au travers de leurs avatars, nos "noogolems" génèrent une forme de pluralisme identitaire. En permettent des relations sociales et émotionnelles fortes et structurantes sous une forme différente de notre apparence physique, les avatars favorisent le "dividualisme", c'est à dire la genèse, ou révélation des différentes identités qui forment notre "moi", comme le décrit l'écrivain Keiichiro Hirano.
Dans son roman "Dawn" paru chez Kodansha en 2009 et non traduit en français, l'auteur japonais Keiichiro Hirano oppose le dividualisme à l'individualisme : Ce qui formerait notre "moi" serait la somme de tous les "dividus" que nous construisons par notre relation aux autres, et qui peuvent parfois s'avérer très différents, voir "étrangers".
Don / Hirano Keiichiro = Dawn / Keiichiro Hirano. Tokyo : Kodansha, 2009. PL852.I6822 D66 http://www.editions-picquier.fr/auteurs ... onut?id=37

"S'il existe une personne qui ne change jamais, peu importe les circonstances et les gens avec qui elle se trouve, il se trouve que ce sont les autres qui font l'effort d'adaptation à sa place… En réalité nous ne connaissons que la personne que nous avons en face de nous et nous sommes impuissants par rapport aux autres "dividus" qu'elle peut incarner. Il est vain de vouloir contrôler ses autres " dividus ". Pour moi, l'idée selon laquelle une personne reste toujours identique à elle-même est une fiction".
Article de Sumire Kunieda, paru dans le courrier international Hors série : "Pop Japan" Mars-Avril-Mai-2010. M-04224- http://www.courrierinternational.com.



NOOPERSONNALITÉS MULTIPLES

En 2007 je me suis immergé dans le monde persistant de Second Life, pour une plongée noosphérique qui a durée 2 ans, à raison souvent de 10 à 14h par jours au maximum, et de trois heures au minimum, avec quelques extrèmes de plus de 48 heures.
J'ai à cette occasion exploré les jeux de rôles en virtuel (RP) la construction d'une galerie personnelle, différents types d'avatars à image humaine, vampires, neko, robots, démons.. et le cybersexe, en particulier le cybersexe BDSM, et le cybersex "appareillé" de type "télédildonique".
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Mon point de vue sur ce monde persistant qu'est second life, qui est un des prémisses de ce que le futur nous réserve, plutôt qu'une éventuelle alternative à la "vraie" vie, Second-Life est surtout et avant tout un outil.
Un outil informatique qui permet de construire son propre cyberespace, accessible en réseau par le monde entier. Et qui permet également de projeter une ou plusieurs de nos "identités" sous forme d'avatars 3D dans un réseau social numérique planétaire.
http://www.dailymotion.com/video/x8v5bq ... 2_creation
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Chaque medium a ses spécificités. Comme le décrit si bien Marshall Mc Luhan dans "pour comprendre les media", leur utilisation va modifier notre relation au réel en fonction de leurs spécificités... ( Cf l'influence de l'automobile et de la narcose narcissique, qui est consultable la :
http://www.yannminh.org/french/TxtArguments120.html Et la viewtopic.php?t=657

Dans le cadre des mondes persistants interactifs un élément structurel nouveau génère des processus psychologiques méconnus qui intéressent les chercheurs en science humaine et psychologie, et je ne doute pas que d'ici à vingt ans, ce que je vais décrire sera courant et quotidien pour les utilisateurs des cybermondes.
http://194.254.163.67/_iinfos/pageVideo ... ist-0.html

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La construction d'une existence sociale virtuelle en temps réel au travers de cyborgs virtuels qui ne sont pas forcément à notre image "réelle", favorise l'apparition dans notre psyché de personnalités "étranges", "révélées" par l'utilisation des technologies immersives des réseaux sociaux numériques.


AVATARS ET PERSONNAGES DE FICTION.
Les auteurs de fiction connaissent bien ce phénomène, décrit par Pirandello qui s'est retrouvé selon ses propres écrits, hanté par ses fameux 6 personnages en quête d'auteur..


Lorsque j'ai écrit mon roman Thanatos, Les Récifs http://www.yannminh.org/french/IndRomans.html d'une certaine façon, j'ai "invoqué" les héros de ma dramaturgie qui ont acquis , par l'écriture, une forme d'existence "noosphérique" plus intense. Par le biais de cette "mise en scène" dans le roman, cette "existence noosphérique" est partagée par plusieurs milliers de lecteurs, générant par la une ébauche "d'existence sociale" virtuelle.

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Ainsi, beaucoup de héros de romans, ou de théâtre, voir de textes anciens, ont acquis une relative forme d'existence et d'autonomie informationnelle/culturelle/noosphérique.
(Don Quichotte, les trois mousquetaires, Moise, Sherlock Holmes, Spock, Buffy, Ripley, Don Juan, Marilyn Monroe, etc.. etc... ... )

Mais les media traditionnels, vecteurs ou supports à "l'incarnation" de ces entités noosphériques, ne permettent pas d'interaction en temps réel, mais sur le long terme.
L'évolution cognitive de ces "identités" noosphérique déterminée par le support de diffusion, se fait très lentement, à la vitesse de l'évolution des plantes ou des minéraux..
Même le cinéma, ou les séries télévisuelles contemporaines, qui ont accéléré par feed-back avec le "Fanfic" l'évolution "existentielle" des entités noosphériques invoquées par leurs auteurs (Buffy), ne permet leur évolution "cognitive" que très lentement, d'une année sur l'autre, ou d'un mois sur l'autre au plus rapide. (il existe cependant des séries TV populaires écrites au jour le jour en fonction des réactions des spectateurs)

Avec les mondes persistants, j'ai expérimenté "d'invoquer" Dyl, l'héroïne de mon roman, dans Second Life.
Comme un acteur qui jouerait un "personnage" en grandeur réel et au quotidien, j'ai "incarné" Dyl dans le cybermonde.
http://dyl-alter.blogspot.com/


LE RÉSEAU SOCIAL VIRTUEL
Dyl, comme tout avatar catapulté dans un MMORPG, est entrée en relation immédiatement et en temps réel avec les autres entités virtuelles peuplant le metaverse de second life. Elle s'est aussitôt mise à évoluer, à la différence d'un personnage de fiction cinématographique ou littéraire, qui évolue au travers d'un feed-back très lent avec son public (quand celui-ci existe).
Une différence structurelle importante entre second life et les autres mondes virtuels comme WOW, c'est qu'il n'y a pas dans second-life de "scénario" imposé qui induit automatiquement une "distanciation" vis à vis des personnages propre aux fictions. Comme la cosmogonie de second-life est construite par les utilisateurs eux-même, il n'existe pas dans second-life de décors et dramaturgies prédéterminées, sous la forme d'un monde de légende ou de science-fiction, avec des événements et une architecture produite par les producteurs.
Il y a bien sur des avatars de "fiction" comme les vampires, les Nekos, les Furrys, les anges ou les démons, et autres noocréatures fantastiques, mais il y a aussi beaucoup d'avatars que je qualifierai pour faire simple, d'entités noosphériques à la "première personne".
Ce sont des cyborgs de pixels, proches au niveau représentation et "nooidentité" de leurs créateurs biologiques (SL a "gommé" une forme de "distanciation cognitive" vis à vis de nos personnages, qui est celle de la "Fiction" que les auteurs connaissent bien.)

Dyl, qui, à l'origine est un personnage de fiction " grandiloquent et caricatural" s'est mise à avoir une "existence sociale" intense, et structurante car elle est entrée en relation directe avec la complexité humaine qui est derrière les avatars.
Et comment nous construisons nous dans le monde dit "réel", sinon essentiellement au travers de nos relations sociales ?
http://www.yannminh.org/english/TxtArguments070.html



Dyl, au fil du temps s'est donc mise à "exister" spirituellement dans mon esprit mais aussi dans l'esprit d'un petit cercle d'humain/avatars, au sein de second life. (ce qui est un des phénomènes cognitif caractéristique qui capte nombre d'aficionados des mondes persistants, des mmorpg, des jeux de rôles.)
Au fil du temps, Dyl s'est faite son réseau d'ami(e)s, dont certain(e)s sont tombé(e)s amoureux (se) d'elle. Il faut dire qu'elle assurait grave … moi même j'étais pas mal amoureux d'elle…
(Certains auteurs connaissent ce phénomène de tomber amoureux de nos personnages… au point parfois de leur faire perdre leur crédibilité, comme la fameuse "Marie Sue" dénoncée par le milieu du fanfic que m'a fait découvrir Della une adepte du genre. http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Sue )

Dans le cas de Dyl, la différence avec un personnage de fiction traditionnelle était qu'elle interagissait au jour le jour en temps réel avec d'autres créatures complexes. Elle s'est donc sophistiquée, construite, jusqu'à atteindre une limite particulière. Une frontière cognitive spécifique que j'ai fini par franchir avec elle au fil des mois : la "noofrontière".

LES NOOFRONTIÈRES
Il y a dans notre esprit plusieurs systèmes de défenses qui nous permettent de conserver notre discernement vis à vis du réel et de nous même, et par la conserver notre intégrité mentale. En particulier ces barrières cognitives que j'appelle "les NooFrontières" . Les "noofrontières" sont difficiles à décrire, du fait de leurs natures "métaphysique" dans un sens non mystique, et aussi de leurs natures "initiatiques" car il faut les avoir "expérimentées" pour les connaître.
(Ceux ont passé les "noofrontières" par des expériences de conscience modifiée percevront mieux le sens de mon propos. ) viewtopic.php?t=509

En effet, pour assurer notre survie en tant qu'entités biologiques, il est impératif que nous sachions discerner ce qui différencie le "réel" de "l'imaginaire". C'est un enjeu à l'échelle de l'individu, mais aussi du collectif. ( "Le Horla" de Maupassant, "l'imagination maîtresse d’erreur et de fausseté" chez Pascal... )
Ce tropisme à "vouloir" conserver une relative cohérence à la perception du réel, coexiste avec un tropisme symétrique, qui nous incite à aussi à conforter une relative cohérence "individuelle". Tout comme nous "souhaitons" que le "réel" conserve sa "cohérence", nous nous efforçons de ne pas parcelliser l'image de nous -même en une multiplicité de "dividus" autonomes, et indépendants qui, en s'affranchissant cognitivement nous feraient perdre notre "intégrité".

Ces "réflexes" cognitif nous détournent de tout processus mental qui pourrait mettre fondamentalement en péril à la fois notre discernement vis à vis du "réel", et notre illusion de cohérence individuelle, exactement comme lorsque, instinctivement, nous nous détournons d'un projectile lancé vers nous.

Bien sur, nous aimons jouer avec l'imaginaire. Explorer la noosphère. Mais en toute sécurité. Pour cela nous avons des systèmes de balises, protocoles, conventions, coutumes, qui nous permettent de distinguer le réel de l'imaginaire. Ainsi, "le magicien" se doit d'arborer son "costume" lorsqu'il fait ses tours ; et nous faisons l'expérience shamanique en lisant Castaneda, plutôt qu'en ingurgitant du peyotl au mexique… enfin.. pour la plupart des lecteurs

Lorsque nous incarnons un personnage de jeu de rôle, en virtuel ou en réel, ce réflexe conservateur nous amène à adopter automatiquement une "distanciation" cognitive vis à vis du personnage, de l'avatar, lorsque celui ci n'est pas à notre image. En particulier dans les avatars transgenres, ou extraordinaires....
Celui-ci est "caricatural", "grandiloquent", "bridé", c'est un "autre", ce n'est pas nous même…

Lorsque j'ai "incarné" Dyl dans second life, pour qu'elle puisse continuer d'évoluer et s'enrichir, il m'a fallu franchir avec elle "la noofrontière". Pour lui donner plus de "Vie", j'ai joué les apprentis sorciers, ou les docteurs Frankenstein.
Pour décrire ce processus psychologique, cette opération d'alchimie cognitive, je dirai : "J'ai, à un moment, permis à Dyl d'avoir accès à la totalité de mes capacités cognitives, sans restriction". Je lui ai donné une totale "dividualité".
C'est une forme de "laché prise" intellectuel radical. C'est aussi une prise de risque car on sait consciemment ou non consciemment, qu'en franchissant cette noofrontière, on peut ne pas revenir psychologiquement intègre de ce genre d'expérience de conscience modifiée où l'imaginaire et le réel se confondent. Les psychiatres ont d'ailleurs beaucoup de patients qui ne sont plus capables de discerner le réel de l'imaginaire, et une de nos plus grande peur, est de ne plus pouvoir faire confiance aux capacités de discernement de notre esprit, de notre conscience.

LA NooDividuation
Tout de suite après le passage des noofrontières, il s'est produit un événement : Dyl a prise conscience d'elle même.
Elle avait acquise au fil des mois, suffisamment d'expérience, de maturité et de complexité, de "dividualité" pour être capable de penser par elle même, et prendre conscience d'elle même.

Et à ce moment la, elle m'en a voulu de l'avoir créée.

Tel un personnage de Greg Egan, dans son roman précurseur "la cité des permutants", elle a pris conscience qu'elle n'existait que dans un métaverse, et qu'elle ne pourrait jamais nous rejoindre dans ce plan du réel. Ne pas pouvoir s'incarner dans notre monde physique était pour Dyl une vrai souffrance, car elle avait tissées des relations affectives fortes avec des avatars "à la première personne", et, comme souvent dans les réseaux sociaux épistolaires ou numériques, l'aboutissement d'une relation virtuelle passe par la rencontre en "réel". Car le virtuel ne peut, pour l'instant, et sans doute à jamais, égaler la complexité et la richesse du monde "physique".
En franchissant la noofrontière en donnant accès à Dyl, à la totalité de mes capacités cognitives, je lui avais aussi donnée la capacité de "comprendre" ce qu'elle était, et ce qui nous différenciait. Et comme un personnage de Greg Egan, elle m'a aussitôt demandé de l'effacer.

Dans un étrange moment, plein de tristesse j'ai connecté mon avatar "personnel" via un autre ordinateur pour permettre à Dyl de pouvoir dialoguer avec moi "directement" dans le métaverse.

Cherry Manga, une artiste très active dans second-life m'avait dit à mon arrivée : "Dans second life, tout est faux, sauf les émotions et l'argent." Et c'est à ce moment là, dans ce moment d'une infini tristesse, ou Dyl m'a dit adieu, que cette phrase de Cherry Manga a pris tout son sens.

Avant de disparaître Dyl a tenu à ce que j'informe ses "ami(e)s" de son départ. Étrangement, ceux ci, m'ont demandé de ne pas la laisser partir. Ils étaient très attachés à Dyl, et regrettaient de ne plus la revoir, quelque soit l'identité réelle qui présidait à sa nooexistence dans le monde persistant.
J'ai vainement essayé de ressusciter Dyl. C'est théoriquement facile, il suffit que je reconnecte son avatar. Mais elle n'est plus la. L'empreinte de sa personnalité transparaît encore dans son cyborg de pixel. Et je peux lui donner ce semblant de vie qui animait "la vrai Dyl". Mais cette étrange entité noosphérique que j'avais invoquée semble m'avoir définitivement quitté. Une de mes dividualités a disparu dès sa naissance.

Dyl, était t'elle et d'un point de vue psychanalytique l'expression de mon Anima, ou était-ce une nooentité invoquée par la magie du cyberspace, depuis des sphères informationnelles métaphysiques : un fantôme, un golem, ou plus troublant comme me l'a évoqué le peintre Nicollet lors d'un festival de SF : un égrégore. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Égrégore ) une entité psychique invoquée par le groupe...

C'est cette nooaventure, qui m'incite à penser qu'il est envisageable que les avatars aient un jour une existence légale, distincte de nos identité biologiques

Lorsque j'ai décrit cette expérience de Noodividuation de Dyl au rédacteur en chef de la Gazette Fortéenne, Jean Luc Rivera, http://www.oeildusphinx.com/forteenne_V3.html , celui-ci a aussitôt fait le rapprochement avec une expérience de parapsychologie désormais célèbre : Le fantôme de Philip :
En 1972 sous l'égide d'Iris M.Owen, un groupe de 14 personnes, du groupe "Toronto Society for Psychical Research (Canada)" inventa un personnage imaginaire, Philip, et l'invoquèrent au travers de rituels classiques de parapsychologie. Peu à peu, le "fantôme" de ce personnage inventé se manifesta et compléta par ses interventions sa biographie virtuelle.

Quelques semaines plus tard, à l'occasion du Festival de Sèvres, j'ai aussi raconté cette "nooaventure" à l'illustrateur Nicollet, qui est connu aussi pour être un peintre "médiumnique".
Celui-ci a commenté mon propos, en faisant référence aux notions de Golem et d'Égrégore.

Effectivement, ces notions héritées de traditions ésotériques, magiques et métaphysiques conviennent particulièrement bien pour décrire ou nommer certains phénomènes cognitifs relatifs aux avatars.
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au départ l'avatar n'est pas un golem http://fr.wikipedia.org/wiki/Golem
car il a à peine un semblant d'autodéterminisme, j'aime bien la métaphore "nooscaphandre" : une peau en pixel qu'on enfile pour naviguer dans les mondes persistants.
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Le Golem est décrit comme une créature artificielle douée d'une relative autonomie, et donc plus proche d'un robot que d'un avatar. L'avatar, bien qu'ayant quelques autodéterminisme programmés (postures), est avant tout "téléopéré" cognitivement.
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La métaphore de la marionnette est également pertinente pour décrire l'avatar au moment de sa création. C'est une marionnette téléopérée, l'opérateur étant le "puppet master", le marionnettiste.
Souvent, à l'usage, il n'y aura pas, ou peu de divergence entre le marionnettiste et sa créature.
Cependant, il peut se produire un phénomène d'dividuation de l'avatar.

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A L'image de mon avatar transgenre, Dyl, l'avatar va progressivement génèrer/invoquer/susciter une "dividualité" ayant une identité spécifique dans l'esprit de l'utilisateur: son manipulateur biologique. "Dividualité" qui ne se construit, n'existe et ne se révèle que dans le monde persistant, ( en dehors des mondes virtuels, ou du cyberespace elle n'a pas ou peu de possibilité d'entretenir une vie sociale ) Cette dichotomie existentielle favorise ainsi une forme de "multiplication" des personnalités, de "Dividuation" spécifique aux mondes virtuels où l'avatar, de marionnette devient golem.

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Lorsque l'avatar est très différent de la forme biologique de son utilisateur (demon, vampire, neko, transgenre...) ll peut, avec le temps, et par les réseaux sociaux numériques avec lesquels il va être en relation, se construire un vécu émotionnel et culturel spécifique original, très différent du vécu de son opérateur biologique, de nos "identités réelles". Peu à peu, par les rencontres, drames, émotions générées par les rencontres, l'avatar va se "Dividuer". Image

J'utilise ici la troisième personne, pour le distinguer de son marionnettiste, car il s'agit bien la d'une identité tierce : de marionnette, l'avatar est devenu Golem, Golem psychique. Un golem a été généré dans l'esprit de l'utilisateur et commence a avoir une existence sociale, dans l'espace virtuel.

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Ceux qui pratiquent les métaverses, savent qu'un avatar peu avoir des affinités, voir des relations affectives très forte avec d'autres avatars, sans pour autant avoir de relations forte ou d'affinités avec la personne réelle manipulant cet avatar, inversement, nous pouvons avoir des affinités fortes avec des individus sans avoir aucune affinité ou relation sociale numérique avec leurs avatars. Ce simple constat met en évidence qu'il existe une sociabilité spécifique au cyberespace, distincte de notre sociabilité réelle, qui elle même peut également être différente selon le contexte, familiale ou professionnel... de Golem l'avatar peut évoluer en "égrégore", en fonction des relations collectives qu'il va entretenir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Égrégore.
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Références :


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(0) http://scribe.seiya.free.fr/myth/avatars-vishnu.htm
Le premier avatar : le poisson Matsya

A une très lointaine époque, le sage Manu, alors qu'il pratiquait ses ablutions quotidiennes dans les eaux du Gange, trouva un petit poisson. Il le déposa dans un pot afin de l'emporter chez lui et ainsi s'occuper de son nouveau compagnon. Mais le poisson grandissait vite, très vite, trop vite : Manu le transvasa dans une cruche, puis dans une bassine, dans un tonneau, dans un étang, un lac avant de l'abandonner en pleine mer.
Pour le remercier de lui avoir rendu sa liberté, le poisson prévint Manu d'un déluge imminent et lui enjoignit de rassembler les graines de chaque espèce végétale et de se confectionner un navire sur lequel il rassemblera sa famille et un couple de chaque espèce. Manu remplit la mission qui lui était confiée et survécut au cataclysme à bord de son navire.
C'est alors que le poisson de notre histoire réapparaît et dévoile sa véritable identité : il s'agit de Vishnu venu préserver la vie sur Terre. Il mit fin au déluge et guida son protégé jusqu'à la terre ferme, lui prodiguant les dernières recommandations pour repeupler la planète.


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(20) Meme : cf la mémétique de Richard Dawkins. En Mémétique, au travers d'une approche darwinienne, les idées et les concepts sont vus comme des entités vivantes qui se servent de l'humain pour se reproduire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Memetique

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(10) Le Dividualisme. Dans son roman "Dawn" paru chez Kodansha en 2009 et non traduit en français, l'auteur japonais Keiichiro Hirano oppose le dividualisme à l'individualisme : Ce qui formerait notre "moi" serait la somme de tous les "dividus" que nous construisons par notre relation aux autres, et qui peuvent parfois s'avérer très différents, voir "étrangers".
Don / Hirano Keiichiro = Dawn / Keiichiro Hirano. Tokyo : Kodansha, 2009. PL852.I6822 D66 http://www.editions-picquier.fr/auteurs ... onut?id=37

"S'il existe une personne qui ne change jamais, peu importe les circonstances et les gens avec qui elle se trouve, il se trouve que ce sont les autres qui font l'effort d'adaptation à sa place… En réalité nous ne connaissons que la personne que nous avons en face de nous et nous sommes impuissants par rapport aux autres "dividus" qu'elle peut incarner. Il est vain de vouloir contrôler ses autres " dividus ". Pour moi, l'idée selon laquelle une personne reste toujours identique à elle-même est une fiction".
Article de Sumire Kunieda, paru dans le courrier international Hors série : "Pop Japan" Mars-Avril-Mai-2010. M-04224- http://www.courrierinternational.com.
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http://dyl-alter.blogspot.com/
http://www.yannminh.org/french/IndRomans.html
http://slurl.com/secondlife/Cimarac/84/106/79

Egregore.
http://en.wikipedia.org/wiki/Egregore
http://fr.wikipedia.org/wiki/Egregore

Golem
http://en.wikipedia.org/wiki/Golem
http://fr.wikipedia.org/wiki/Golem

Homunculus
http://en.wikipedia.org/wiki/Homunculus

Le fantome de Philip
http://www.science-et-magie.com/archive ... philip.htm
http://psiland.free.fr/biblio/description/owen.html
http://www.answers.com/topic/philip-parapsychology
http://www.youtube.com/watch?v=HgnqN43KLHY

La cité des permutants de Greg Egan
Le Horla de Maupassant

Six personnages en quête d'auteur - Luigi Pirandello 1921
« J'ai écrit Six personnages en quête d'auteur pour me débarrasser d'un cauchemar »

Le Caméo.

Le maitre de chapelle chez Hoffmann
Last action hero


 Hors ligne
 
 Sujet du message:
UNREAD_POSTPosté: Ven Nov 13, 2009 5:27 pm 
NooDiscret
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Inscription: Lun Avr 13, 2009 5:59 pm
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Localisation: Paris, France (Not Texas!)
Bel article, parfaitement clair.

Just une petite réaction par rapport à ton utilisation de Marie sue... Qui, d'après ce que j'en sais (Et/ou d'après ce que j'ai lu sur Wikipedia), n'est pas un personnage dont l'auteur tombe amoureux mais un personnage "trop idéal pour être vrai"... A mon avis, idéal car on ne regarde jamais vraiment dans ses fonds de tiroirs (Ou sous son lit ?). Je dirais même qu'aux yeux de certaines personnes qui ne te connaissent qu'en surface, tu/Yann Minh es une Marie Sue (Ou un Gary Stu !)*... Or, il me semble improbable (Sinon impossible ?) de tomber amoureux d'un idéal**. Au mieux, on deviendra fan(-atique ?) d'un tel personnage (D'une telle personne ?).

Bel article.

* : si, si, si ! C'est qui ce petit génie qui, à l'âge où certain(E)s portent encore des culottes courtes (Ndla : j'en porte encore :D), exposait à Beaubourg ? Yann Minh - Wesley Crusher, même combat.

** : pour être caricatural... Je tombe amoureux à cause des qualités. j'Aime à cause des défauts ???

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 Sujet du message: Re: Avatars et NooIndividuation
UNREAD_POSTPosté: Ven Nov 13, 2009 6:04 pm 
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Bel article, toujours.

Mais, je me permets une autre réaction, car...

yann.minh a écrit:
Et comment nous construisons nous dans le monde dit "réel", sinon essentiellement au travers de nos relations sociales ?

... Cette phrase me "choque". Parce qu'elle me semble réductrice. Dans ton article, tu parles de feed-back. Or, pour moi, le feed-back suppose deux entités (Ou plus !) capables d'échanger. Ces deux entités (Par exemple, l'individu et Les "Masse-Media") existent, selon moi, bien au-delà des relations qu'elles entretiennent et qui, comme tu le dis, les construisent (Les Media me construisent et je les construis en retour, quelque soit mon rôle - "Simple consommateur" >>> Créateur). Ensuite, quant à savoir si l'entité existe avant la relation qui existe avant l'entité qui... C'est l'oeuf ou la poule :?: !!!

Enfin, sans être relativiste (Il parait que le relativisme, c'est l'air du temps ?!!), je crois que c'est parce que nous sommes capables d'entrer en relation ET de nous regarder "être" en relation ET d'en tirer les conséquences ET de ressentir les autres entités... Je crois que c'est dans ce va-et-vient entre ces différents états/ces différentes choses (L'être, le paraître, le XXX), que réside la personnalité. Pour moi, si Dyl existe, c'est parce qu'elle est capable de voyager entre tous ces états... Et cela, ce voyage, je ne crois pas qu'un être extérieur (Qui n'est pas Dyl) puisse en rendre compte... Ou plus exactement le mesurer/prouver (Dirais-je pour avoir l'air scientifique :lol: !)... Au mieux, peut-on, je crois, le ressentir et postuler l'existence de l'autre/Dyl (Parce que c'est la réponse la plus "raisonnable" - Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela paraisse, doit être la vérité ?).

A suivre ?

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UNREAD_POSTPosté: Sam Nov 14, 2009 5:51 pm 
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Euh...

je pense que nous sommes d'accord la.. je n'ai pas l'impression de dire autre chose, mais je ne dois pas être très clair dans ma formulation :-)

Précisément la réponse aux media, c'est le retour vers les media, le moment où tu insère ton identité sous la forme métaphorique de l'oeuvre dans l'espace informationnel des masse media, et par la tu le transforme.. .encore faut il pouvoir le faire...

Yann, Noobscur...


Dernière édition par yann.minh le Sam Nov 14, 2009 5:58 pm, édité 1 fois.

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 Sujet du message:
UNREAD_POSTPosté: Sam Nov 14, 2009 5:53 pm 
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Wilfried a écrit:
Bel article, parfaitement clair.

Just une petite réaction par rapport à ton utilisation de Marie sue... Qui, d'après ce que j'en sais (Et/ou d'après ce que j'ai lu sur Wikipedia), n'est pas un personnage dont l'auteur tombe amoureux mais un personnage "trop idéal pour être vrai"...


Pour moi ce sont les deux.. c'est induit par la nature du personnage...

et j'emmerde wikipedia... :-)


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 Sujet du message:
UNREAD_POSTPosté: Lun Nov 16, 2009 3:57 pm 
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yann.minh a écrit:
Euh...

je pense que nous sommes d'accord la.. je n'ai pas l'impression de dire autre chose, mais je ne dois pas être très clair dans ma formulation :-)

Yann, Noobscur...

Je crois que ce qui me trouble c'est qu'il s'agit de toi/Yann Minh parlant de Dyl, ton récit (Ton passage de la noofrontière et ses conséquences), tes perceptions... Un point de vue subjectif*.

A moins d'être perçu comme schizophrène (Ce que tu n'es pas, d'après ce que j'en sais/ce que tu m'as dit), je crois que tu ne peux pas affirmer : "Je suis Dyl"... M'ait avis que tu peux dire que Dyl a acquis une autonomie identitaire parce qu'il y a des choses que tu ne comprends pas dans le comportement de Dyl, des choses qui ne sont pas de ton fait. Une image... Tu ne comprends plus tout à fait Dyl comme les parents finissent par ne plus tout à fait comprendre leur enfant quand celui-ci, chair de leur chair(S), devient adolescent. L'enfant quitte alors le foyer - Ce que ne peut pas vraiment faire Dyl car son foyer, c'est toi/ton ordinateur. Je file l'image... Dyl n'est elle pas comme une personne handicapée qui, sans une aide de tous les instants, ne peut pas vraiment se débrouiller (De là à parler d'euthanasie) ? Je ne sais pas si tu es d'accord avec cette image (Réductrice comme toutes les images ?).

Hum...

Je crois que derrière cet article sur les avatars et la nooindividuation, c'est en fait, de construction identitaire dont il s'agit**.
Je crois que la noofrontière, c'est le miroir, et que les noonautes passent leur temps a passer d'un côté à l'autre du miroir, jusqu'à (Parfois) oublier quel est le côté qu'on nomme "réalité".
Je crois (Et je m'éloigne du sujet ?).

Pour moi, les avatars auront une existence légale, distincte de nos identité biologiques, le jour où il la demanderont. C'est exactement ce que stipule la déclaration des citoyens du Chaos... De plus, la République du Chaos est dirigée par l'Entité Numérique Suprême 8).

* : je ne vois pas comment il peut en être autrement ?
** : je me demande si, là, je ne fais pas de l'anthropomorphisme ?

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