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 Sujet du message: Media ØØØ et 3'12" Avant la Fin 1980-84
UNREAD_POSTPosté: Mer Oct 28, 2009 2:12 pm 
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Suite à une requête de l'ENSAD où j'ai fait mes études, et qui prépare un document sur l'histoire de l'école, quelques images que j'ai sorties de mes placards noosphériques des installations media ØØØ et 3'12" de 1980 à 1983

http://www.yannminh.com/french/Ct-Media000.html

http://www.yannminh.com/3Douze/index.htm



Yann Minh à l'atelier Video à l'Ensad en 1980 (au premier plan les synthetiseurs video Spectron et Moviecolor, et en arrière plan on distingue le mélangeur vidéo Sony )
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Sculpture de l'installation video 3'12" avant la fin, à l'ENSAD en 1981, à partir d'un moulage de Natalia Nguyen Anh-Duc
http://www.yannminh.com/3Douze/index.htm
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Sculpture de l'installation video 3'12" avant la fin, à l'ENSAD en 1981
http://www.yannminh.com/3Douze/index.htm
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L'installation video 3'12" avant la fin, à l'ENSAD en 1981. L'installation a été présentée au centre américain, en présence de Nam June Paik, qui après avoir vu 3'12" Avant la Fin, s'est retourné vers Don Foresta, qui organisait l'exposition pour lui dire : "You must work with this Guy..."
http://www.yannminh.com/3Douze/index.htm
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Catalogue de la XII eme biennale de Paris, où 3'12" a été présenté, dans le cadre d'une sélection de l'association des étudiants de l'atelier vidéo de l'ENSAD : Zardek.
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Catalogue des ateliers du musée d'art moderne de la ville de paris, pour la présentation de 3'12" Avant la Fin.
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Quelques dessins du story-board de Media ØØØ en 1981
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La fabrication de la sculpture de Media ØØØ en 1981-82
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La fabrication de la sculpture de Media ØØØ en 1981-82
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L'installation Media ØØØ en 1982 à l'ENSAD
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L'installation de Media ØØØ au centre Pompidou en 1983
http://www.yannminh.com/french/Ct-Media000.html
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L'installation en activité au musée d'art moderne du centre Georges Pompidou en 1983
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L'affiche pour la présentation de l'installation au centre Georges Pompidou en 1983
http://www.yannminh.com/french/Ct-Media000.html
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L'affiche du festival d'Avignon en 1984 qui utiilisait une image de Media ØØØ
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Photo d'écran de la bande vidéo principale de Media ØØØ
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Photo d'écran de la bande vidéo principale de Media ØØØ
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Composition récente (2007) à partir des photos de média ØØØ et 3'12" avant la fin.
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Une des images de MediaØØØ obtenue par superposition d'une photo de l'actrice de Media ØØØ Mireille Mallet, et d'une sculpture que j'avais réalisée à partir d'un moulage de Nadine Stevens.
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La sculpture lors de la présentation de Média ØØØ au Kulturhuseit à Stockholm.
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La sculpture de l'installation Media ØØØ réintégrée dans une image de synthèse pour la couverture du livre de Stéphanie Heuze, "Changer le Corps".
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 Sujet du message:
UNREAD_POSTPosté: Sam Oct 31, 2009 11:52 am 
NooFondateur
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Le catalogue du festival d'art video au centre américain en 1981 où a été projetée pour la première fois l'installation 3'12" Avant la fin.
http://www.yannminh.org/french/Ct-3minutesDouze.html
Nam June Paik, en voyant ma bande, en projection privée, s'est retourné vers Don Foresta, pour lui dire : You must work with this guy.
Quelques minutes plus tard, à la fin de la projection, Nam June Paik est descendu dans la grande salle ou je cablais l'installation cet après midi la, pour me saluer et me féliciter.. je ne comprenais rien à ce qu'il me disait en anglais, mais ça a été un moment très émouvant...


Version PDF complète sur le site de Don Foresta l'organisateur et enseignant aux ard décos à l'époque et qui a été un des grands acteurs, promoteur de l'art vidéo dans les années 80

"This exhibit of French video art from the 70's was organized to tour the US in 1981 by the Center for Media Art which I ran at the American Center in Paris and the Vidéothèque de Paris. It was, to my knowledge, the first show of French video art to circulate in the US. It included work from the video section of ENSAD, students and invited artists, as well as tape from other French artists, including Chris Marker's commission from the Georges-Pompidou Center. " ( Don FOresta http://195.194.24.18/~donforesta/mambo/ ... &Itemid=66 )


http://195.194.24.18/~donforesta/mambo/ ... &Itemid=66


Quelques photos du catalogue...


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 Sujet du message:
UNREAD_POSTPosté: Dim Nov 01, 2009 1:52 pm 
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Scénario de Media ØØØ. Rédigé en 1981-82 par Yann Minh. Pour le projet d'installation multimédia immersive qui sera présenté en 1982 à l'ENSAD, et en 1983 au musée d'art moderne du centre Georges Pompidou.
Ce document est joint au mémoire de fin d'étude de Yann Minh, archivé à l'ENSAD.

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MEDIA 000 : Les trois mondes.

Le premier monde est représenté par la vidéo.

Le second est formé de l'ensemble vidéo et diapositives.

Le troisième c'est notre réalité par l'intervention du théâtre à l'intérieur de l'espace Vidéo-Diapos.


Media ØØØ : Le premier monde.

Le premier monde apparaît à l'intérieur d'un écran vidéo.
Sa forme est classique ; par la, je veux dire que sa structure est linéaire, les événements qui se succèdent à l'écran sont reliés entre eux par une intrigue, un suspens, c'est une histoire avec un début et une fin.
Le spectateur est en sécurité, l'événement se situe à l'intérieur d'un cadre, l'écran.
Cette forme en elle-même implique une appréhension classique, c'est le cadre du tableau, c'est la reliure de cuir du roman, c'est le rideau et la scène de théâtre.
La civilisation mécanique apprécie beaucoup les cadres qui isolent l'évènement, l'image, le spectacle du contexte quotidien, le monde du spectateur de celui de l'histoire.
C'est l'hémisphère gauche du cerveau qui prédomine dans la lecture du spectacle, l'hémisphère du langage, séquentiel, analytique, linéaire.

Le second monde.

Le second monde est formé de l'écran vidéo et de trois écrans de diapositives répartis autour du public.
L'image sort de l'écran pour venir entourer le spectateur.
L'action simultanée des écrans vidéo et des écrans de diapositives va avoir plusieurs effets importants.

Au niveau de l'histoire.
C'est l'intervention d'une autre réalité plus vaste à l'intérieur de l'univers restreint du futur probable (1) programmé dans l'ordinateur, c'est le moment où l'héroïne va voir son monde se désagréger, et s'ouvrir sur une dimension incompréhensible car d'une logique différente.
C'est ce que ressentiraient des êtres vivant dans un environnement à deux dimensions confrontés brusquement à un univers à trois dimension.


Au niveau du spectateur.
L'intervention d'un univers sur l'autre est symbolisé par la mise en action des écrans de diapositives qui donnent une dimension supplémentaire au spectacle, elle sort le spectateur de l'écran vidéo pour le plonger dans un environnement d'images qui impose une forme de perception du spectacle plus globale.

Perception tactile.
Le regard qui jusqu'alors était focalisé à l'intérieur de l'écran vidéo va devoir circuler dans la salle ; comme il est impossible de regarder partout, le spectateur va être obligé de ressentir l'ensemble des images qui l'environnent.
L'espace visuel devient tactile par analogie avec la façon dont on ressent le lisse et le rugueux d'une surface ; c'est la succession des milliers de points d'impacts de la matière sur la peau qui forment la sensation lisse ou rugueuse.
La succession rapide et englobante d'images et de sons va donner une sensation tactile par sa forme, alors que la perception visuelle classique est trop analytique pour permettre une telle appréhension.

Le message, c'est le médium.
Le message c'est le médium ; en effet l'utilisation simultanée de plusieurs média (diapo, vidéo) détruit la distinction entre le médium (poste de télé, projecteurs….) et le message, (les images, l'histoire).
L'espace audio-visuel de MediaØØØ n'est pas distinct du message qu'il permet de diffuser, au contraire, il s'établie une relation intime entre le médium et le message, ce qui permet d'inverser les rôles au cour du spectacle.

Au début, la vidéo joue son rôle habituel de médium dans ce sens qu'elle permet à l'histoire de se mettre en place, sous la forme d'un film où l'écran n'est que le moyen qui permet à l'histoire de se dérouler ; puis l'espace vidéo-diapos entre en fonction et l'histoire joue alors son rôle de médium, puisqu'elle sert à mettre en valeur le lieu, l'espace audiovisuel. Il y a à ce moment une collusion parfaite entre message et son médium, tout comme dans une toile de Mondrian l'image peinte, son support de toile et la peinture qui la compose forment un tout. Dans Media ØØØ, il n'y a pas de distinction entre el'image représentée et la technique qui permet de la diffuser. Les deux sont liés intimement pour former un tout qui est l'espace audio-visuel lui-même, et qui à ce moment peut être qualifié de "sculpture électro-mécanique de sons, et d'images."

Le passage de l'écran vidéo à l'espace vidéo diapos, est caractéristique de l'évolution de notre société qui est passée durant ces vingt dernières années de l'âge mécanique à l'âge électrique. C'est à dire qu'une appréhension du monde simultanée, globale et intuitive est venu se juxtaposer à la pensée séquentielle linéaire et analytique traditionnelle.
En effet l'organisation de la pensée est intimement liée à l'organisation du langage ; les analyses de Mc Luhan montrent que les structures de notre langage, en relation avec les perceptions de l'hémisphère gauche du cerveau, ont donné jusqu'à maintenant la prépondérance à une vision du monde conditionnée par la trame linéaire de notre linguistique.
"Ainsi on a toujours tenu la conscience pour le propre de l'être rationnel; et pourtant, il n'ya rien de linéaire ni de séquentiel dans le champs global de lucidité qui existe dans tout moment de conscience.
L'écriture chinoise, au contraire, investit chaque idéogramme d'une intuition globale d'être et de raison qui ne laisse qu'un rôle minime à la succession comme signe d'activité et d'organisation mentale. P109 Marshall Mc Luhan.

Pendant la dernière génération, l'environnement quotidien s'est médiatisé à l'extrême, li'nformation est partout et tout le temps. Du réveil jusqu'au sommeil, nous sommes le centre d'une ronde ininterrompue, formée des anciens moyens de locomotion. (Train, auto, métro, avion…)
Mais aussiet surtout des nouveaux média de l'âge électrique, (télévision, radio, cinéma, etc…)
Cette omniprésence des media à tendance à développer une forme d'appréhension plus en rapport avec les fonctions globales et intuitives de l'hémisphère droit du cerveau.

Extrait de "Pour comprendre les media" de Marshall Mc Luhan.

"ci-dessous figure l'inventaire des caractéristiques des deux hémisphères du cerveau humain publié dans Science News ( 3 avril 1976 Vol.109 ) . L'hémisphère gauche est quantitatif et l'hémisphère droit est qualitatif. Le caractère linéaire et connecté de l'hémisphère gauche relève de l'espace visuel ors que le côté global est simultané de l'hémisphère droit est aussi celui de l'espace acoustique. L'espace visuel est continu, homogène, séquentiel et statique, tandis que l'espace acoustique est discontinu et dynamique. L'hémisphère droit est le domaine de l'interaction entre le Fond et la Forme ( la figure et l'arrière plan, à la fois médium et message ) , car il est le lieu de perception de la Gestalt et celui des structures analogiques discontinues et symboliques. AInsi au cours du XXe siècle, la physique moderne est passée de l'hémisphère gauche à l'hémisphère droit ; au début de ce siècle, la mécanique des quanta (avec Max Planck ) est sortie de l'orbite newtonienne aussi largement que l'interprétation des rêves de Sigmund Freud quittait le monde des corrélations logiques." Marshall Mc Luhan pour comprendre les Media.

3'12" Avant La Fin

3'12" Avant La Fin est une bande vidéo de quatre minutes réalisée pendant l'année 1980 à l'atelier de cinéma d'animation de l'école nationale supérieure des arts décoratifs.
La bande fut présentée le 12 Juin 1980 , au centre culturel américain, lors d'une exposition sur l'art vidéo français organisée par le "Center for Media Art' et la Vidéothèque de Paris.
Issue d'une série d'expériences sur les effets spéciaux propres à la vidéo, 3'12", est à l'origine de mon projet de réalisation de média ØØØ.
En effet, la projection de la bande en public m'a permis de découvrir quatre éléments importants que j'y avais mis plus ou moins consciemment, lors de sa réalisation.

Perception globale.
Tout d'abord, la perception de 3'12" n'est pas linéaire bien qu'il y ait un début et une fin, les images ne se succèdent pas suivant la trame habituelle d'une intrigue, d'une mélodie, ou d'un rythme. Pourtant son impact peut-être très fort ; 3'12" a été comparé à une chrysalide que l'on épingle au moment de son éclosion. L'impression que suscite la bande chez le spectateur est aussi indéfinissable que l'émotion ressentie devant un tableau ou une sculpture ; en cela, je définis la perception de 3'12" comme globale ; on ne peut pas l'appréhender comme une histoire, mais comme un tableau, une image, un mot.

Saturation d'informations
Les images se succèdent sur un rythme trop rapide pour permettre au spectateur de s'y habituer, ce qui l'oblige à les subir plutôt qu'à les dominer. De plus, chaque image est riche de symboles et d'effets spéciaux ; ainsi la complexité de chaque image, et sa durée de vie limitée provoquent ce que j'appelle une saturation d'informations, qui à deux conséquences : d'une part le spectateur ne se lasse pas, d'autre part il est attentif et un peu hypnotisé, ce qui l'oblige à ressentir 3'12" plutôt qu'à le voir.

Le message c'est le médium
Lors de sa projection, j'ai ressenti le besoin de brancher des projecteurs rouges autour de la salle, de façon à intégrer l'écran du moniteur dans un environnement, ce qui empêchait le spectateur "d'entrer" dans l'image en faisant abstraction de son cadre. Cette démarche permettait d'accentuer l'effet de "Saturation", mais elle servait surtout à établir une relation plus intime entre le message (3'12") , et le médium (l'écran et la salle)

Transcendances
Si l'on trace une perpendiculaire au plan de l'écran, qui rejoint la pupille du spectateur, on traverse trois niveaux de "réalité" différents.
Les images de fond du vidéo.
Le dessin animé, à la surface de l'écran
L'écran en lui même et la salle.
Pendant toute la durée de 3'12", l'oeil du spectateur effectue un va et vient permanent entre ces trois formes de "réalités".


Trois actes, trois mondes.
Acte I : La video
le spectacle commence par un morceau de musique rock, composé à distance par l'intermédiaire d'un combiné téléphone télévision.
À la fin de la chanson, la chanteuse qui est l'héroïne de l'histoire, va sortir dans la ville pour poster la cassette vidéo.
La ville est une ville futuriste dont l'architecture est comparable à celle de Beaubourg, les Halles ou la Défense.
L'actrice est "incrustée dans le décor", celui-ci en effet est filmé sans acteur puis coloriés au synthétiseur.
L'incrustation est faite au blanc, ce qui cerne le personnage incrusté d'un liseré blanc, et renforce ainsi le côté artificiel de l'image.
L'incrustation permet de jouer avec les fonds indépendamment du personnage.
Il est ainsi possible d'avoir des décors dessinés ou sous forme de maquettes ou de photos.
Pendant le début du film, l'accent est mis sur les moyens de transport mécaniques : Escalators, ascenseurs, avion, métro, train, tapis roulant.

La réalité se décompose.
À partir du moment où la cassette est postée, les affiches publicitaires vont se désagréger, pour laisser la place à des images oniriques complexes, faites de symboles électroniques, de photographies tramées, de gros plans de pupilles et de lèvres.
L'héroïne est médiatisé, c'est à dire qu'elle va se voir sur les flippers, sur les affiches, sur les couvertures des magazines, à la télévision.
Cette scène marque le côté omniprésent des media, ainsi que la puissance agressive d'une même information véhiculée par l'ensemble de ceux-ci.

Acte II : L'espace vidéo-Diapos.
En fait, la jeune fille évolue à l'intérieur d'un programme d'ordinateur. La désintégration de son environnement est due à l'intervention d'un personnage réel qui essaie d'entrer en communication avec elle.
Et la seule manière pour la machine d'assimiler ce message impossible, c'est de l'intégrer dans les média de l'univers programmé.
Finalement une représentation du personnage réel va finir par entrer à l'intérieur du futur probable, et s'emparer de l'héroïne pour lui expliquer la situation.


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